Repas de l'An Neuf

8 janvier 2020

Commentaires de l'Officier de bouche.

Cher Président,

Chers amis Commandeurs et invités,

Chers Cathy, Jérémy & toute votre équipe,

En préambule, je tiens à préciser qu’il s’agit de la soirée de l’an neuf et non pas d’un repas d’études.

Donc, même s’il y a eu largement matière à plus de développement, vous échapperez, en partie, aux palabres interminables de l’Officier de Bouche !

 

Pour donner la bonne impulsion à cette nouvelle année, notre président, non sans quelques larmes, a pris le risque de nous extirper du pays Welsche.

« Enfin, il était temps !!! » diront certains, que je ne nommerai pas, pour des raisons évidentes de sécurité.

 

Et comme un président, surtout celui de la Commanderie des becs fins d’Alsace, a un rang et une réputation à tenir, il n’a voulu prendre aucun risque et il a bien logiquement demandé ……….,

à sa propre fille Cathy et son chef Jérémy, de relever le défi.

 

Nous sommes donc à l’Abreuvoir …….. ou du moins nous n’en sommes pas très loin, puisque la fontaine qui trône à quelques pas d’ici, a longtemps servi d’abreuvoir à chevaux. 

Mais revenons à notre Abreuvoir et je dois dire que de ce côté-là nous n’avons pas été en reste ce soir, car il était fort bien rempli, avec des breuvages Alsaciens de toutes premières qualités, judicieusement sélectionnés par nos Commandeurs vignerons, Jean-Marc, Pierre et Philippe!

 

Comme ce n’est pas un repas d’études, nos amis vignerons n’ont pas jugé nécessaire de nous les commenter, mais leurs flacons étaient aussi bons qu’ils sont modestes et je propose de les remercier avec de chaleureux applaudissements.

Mais, me direz-vous, boire des bons coups, il n’y a pas que ça dans la vie, …….. Eh bien non, je confirme, il faut aussi bien se restaurer !

Et puisque que je suis en selle devant l’Abreuvoir, je vous invite à me suivre pour nous rapprocher du « mangeoire » et de son fabuleux contenu, qui n’a pas manqué de nous surprendre !

L’Abreuvoir qui habituellement, joue à fond la carte « du made in Alsace » avec des produits et des plats du terroir, a su, tout en conservant ses produits fétiches (foie gras, escargots, munster …), revisiter tous ses classiques pour notre plus grand plaisir! C’est la preuve qu’ici, grâce à Cathy et Jérémy, le terroir n’est pas figé, stéréotypé, et nous avons ainsi eu droit à un véritable feu d’artifice de couleurs, de textures et de saveurs. 

Nous avons débuté par un Croustillant d'escargots et son crémeux au persil plat (Champignon, poitrine fumé, oignons, escargots, persil, feuille de brick, ail, fromage blanc, jus de viande, choux vert).

Une très belle harmonie, un croustillant subtil et léger qui met bien en valeur l’escargot et qui le déloge de sa traditionnelle coquille au beurre persillé.

Venait ensuite une Trilogie de délices :

- Foie gras poêlé accompagné d’une poire tiède et spéculos. 

- Un Paris-Brest à la mousse de foie gras.

- Foie gras au chocolat, pistache et noisette.

Là encore, notre chef a joué la carte de l’originalité avec une déclinaison de foie gras très inspirée et des associations plutôt osées, mais réussies. Pour plagier mon voisin de table, une assiette qui « matchait » bien !

Après cette trilogie, nous avons eu des Raviolis de crustacés façon thaï et ses légumes spirales :
C’est typiquement le genre d’assiette que l’on regarde, puis que l’on sent et enfin, que l’on déguste. Une belle invitation au voyage. Une assiette légère qui donne vraiment envie de continuer notre périple gourmand ! 

Pour la viande, nous avons dégusté un Filet de taureau aux morilles accompagné de trois purées : betterave noisette, carotte au jus d'orange et petit-pois à la menthe, ainsi que d’un Fleischschnaka de légumes :
Un plat incroyablement coloré, certes, mais pas au détriment du goût, avec là encore des associations osées mais réussies. Une cuisson de la viande bien maîtrisée, pour une assiette très gourmande. 

En guise de fromage, nous avons eu un Croustillant de munster, chantilly au lard :
A ce stade, je souhaite ouvrir une parenthèse : je me demande encore pourquoi on parle de munster et pas de « Dodin » puisque c’est le seul que nous reconnaissons comme tel! Je referme la parenthèse, pour revenir donc à ce croustillant de « Dodin », qui fondait en bouche pour notre plus grand plaisir.

Et nous avons fini sur une douceur à la mandarine :
Une belle mise en page, un dessert léger, juste ce qu’il faut pour satisfaire un ventre déjà bien tendu.

Pour conclure, je pense qu’il n’y a pas de plat idéal et encore moins de cuisine parfaite, mais il y a de bons produits et, comme dirait Gérard, « de vrais chefs ! », pour les cuisiner avec rigueur, mais aussi avec le cœur et ce qu’il faut d’une touche plus personnelle. 

Tous ces ingrédients étaient réunis ce soir : une cuisine de cœur, une cuisine qui ne ment pas, la juste dose d’originalité et un vrai chef derrière les fourneaux !

La gourmandise est un joli défaut, surtout lorsqu’il y a ce qu’il faut pour la satisfaire, et avec ce menu, gourmands et gourmets de tous poils, n’ont pas été déçus!

Merci Cathy, merci Jérémy et bravo.

Cher Président je te laisse maintenant le soin de conclure cette soirée.

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